candidats élections présidentielles 1974
Si le débat du second tour est un événement marquant de la campagne, les émissions de la campagne officielle eurent aussi de l'importance[101] : tout en cultivant son image de « grosse tête », Valéry Giscard d’Estaing est le candidat qui a le mieux compris que la communication à une très large audience exige d’être simple pour être clair. Le score obtenu (1,3 % des suffrages exprimés) déçoit[51]. Les coups bas d'une partie de l'UDR n'expliquent peut-être pas tout : plusieurs commentateurs[10] attribuent aussi son échec au choix stratégique d'une campagne axée sur des thèmes sociaux, qui effarouche la droite sans mordre sur l'électorat de François Mitterrand. Jacques Foccart rapporte dans son journal à deux reprises avoir été mis en garde par, Ainsi l’ambassadeur des États-Unis évoque-t-il dans un. La liste des candidats à l'élection présidentielle 2017, dont l'ordre a été arrêté par tirage au sort, est la suivante : M. Nicolas DUPONT-AIGNAN, Mme Marine LE PEN, M. Emmanuel MACRON, M. Benoît HAMON, Mme Nathalie ARTHAUD, M. Philippe POUTOU, M. Jacques CHEMINADE, M. Jean LASSALLE, M. Jean-Luc MÉLENCHON, M. François ASSELINEAU, M. François FILLON. Dès ses premières décisions, Jean Royer — qui cultive une image justifiée de totale rigueur morale — se distingue en ne faisant rien comme tout le monde, et ceci bien souvent parce que ces décisions sont autant d’erreurs grossières. En 2000 (application en 2002): Élection au suffrage universel direct pour cinq ans. L’élection présidentielle de 1974 donne lieu à un contentieux relativement peu abondant, et n’est pas à l’origine de décisions juridictionnelles particulièrement remarquées. À onze heures selon Patrick Girard, à neuf heures 11 selon Jacques Berne. Jean-Pierre Cot et Pierre Guidoni conduisent l’analyse politique. En revanche le Centre national des indépendants et paysans d’Antoine Pinay, qui n’est plus que l’ombre de lui-même sous la direction de Camille Laurens, ne sera pas unanime à se ranger derrière son ancien membre, et adoptera une attitude variable d’un département à l’autre[15]. La jeune Jacinthe, qui n’a que treize ans, sera même présentée au public au meeting de Poitiers du 11 mai. Resté dans un silence décent pendant la période de deuil national, Giscard se lance en campagne le 8 avril. Il s'agit dâun scrutin anticipé faisant suite à la mort du président Georges Pompidou le mois précédent. À la fin de chacun de ses meetings, tandis que l'Internationale retentit, le candidat prend une rose et la brandit[91]. Selon la lecture des diplomates américains, il pourrait s’agir là d’une concession soviétique au mécontentement des communistes français, faite en geste d’apaisement des tensions suscitées par la visite du 7 mai[74]. C’est donc le maire de Mulhouse, Émile Muller qui représente à ce scrutin une alternative centriste en dehors de la bipolarisation politique droite-gauche. Du côté de François Mitterrand, pas de surprise : la rose, emblème de son parti, est aussi l’emblème de sa campagne. L’avocat Robert Badinter représente le candidat auprès de la Commission Nationale de Contrôle. Là encore, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui innove en choisissant d’exposer aux projecteurs ses quatre enfants, qui forment une pièce importante du système que monte l’équipe giscardienne pour construire l’image du candidat. Poussé par ses amis à assurer une relève pompidolienne, Pierre Messmer annonce dans la matinée[64] l’éventualité de sa candidature dans des termes soigneusement pesés : « Devant la situation provoquée par plusieurs candidatures de la majorité de Georges Pompidou, en raison du risque que cela fait courir à la France, je me suis résolu à me présenter aux suffrages des Français si ces candidats se retirent. On est dans une logique de progression lente du marketing politique sur un long terme et il n’y a pas de rupture nette en 1974, sauf peut-être sur quelques points précis, notamment l’irruption remarquée des sondages dans la campagne[81]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Enfin on s’efforce d’accumuler les soutiens de personnalités célèbres. Lorsque le 4 avril, il ne peut éviter de rencontrer brièvement le premier secrétaire du Parti communiste français Georges Marchais à l’Assemblée nationale, dans le bureau de Gaston Defferre[26], il refuse fermement d’entrer en pourparlers pour organiser son plan de campagne. Hélas pour Jean Royer, ce qu’on va retenir de sa campagne, c’est surtout la perturbation de ses meetings par des opposants hilares, qui scandent « Royer, Pétain, même combat » et « Royer, puceau, le peuple aura ta peau »[44]. La mise en œuvre de ce programme particulièrement vaste serait organisée en trois temps : d'abord, un plan de six mois autour de mesures économiques et sociales (l'échelle mobile des salaires, indexation de l'épargne sur les prix, relèvement du SMIC à 1 200 francs...) ; ensuite, un plan sur dix-huit mois destiné à lutter contre les causes structurelles des inégalités et de l'inflation (retraite à soixante ans, cinquième semaine de congés payés, réduction du temps de travail, restructuration industrielle, nationalisations, maîtrise du crédit...) ; enfin, un plan de cinq ans chargé d'adapter la société à de nouveaux concepts et droits (droit de vivre, temps de vivre). Si certaines sont techniques (l’obligation d’envoyer les signatures de présentation des candidats sur des « formulaires officiels »), l’une au moins est plus directement politique puisque le Conseil recommande d’augmenter le nombre de présentations requises pour autoriser une candidature. Jacques Attali d’abord, sous le pseudonyme de Simon Ther, représente personnellement le candidat dans les négociations difficiles (avec le PSU, mais aussi pour prendre des contacts secrets avec le gouvernement allemand en vue de prévenir d’éventuelles spéculations contre le franc)[84]. Il invite André Malraux à participer à son spot de campagne officielle. Arlette Laguiller ouvre la voix à dâautres candidatures de femmes. Mais ce quâon sait moins câest quâil a aussi pu compter sur lâaide du maire de Marseille de lâépoque : le socialiste Gaston Defferre. Une première interprétation littérale de ce geste, celle par exemple de Philip Short[69], est d’y voir un soutien implicite de l’Union soviétique au candidat de la majorité qui reste en lice pour le second tour : une fois éliminé le gaulliste Chaban-Delmas, sans doute le candidat préféré de Moscou[70], on préférera Giscard à Mitterrand, soupçonné de trop d’atlantisme[71]. en ligne des id�es et des id�ologies politiques, Centre d'information sur le gaullisme et les mouvements gaullistes, Portail de la R�publique indivisible, la�que, d�mocratique et sociale. Le principe de source financière publique pour les candidats aux élections présidentielles est restauré. Certains commentateurs, en premier lieu, attribuent des intentions malveillantes au ministre de l’Intérieur Jacques Chirac dans son choix des dates du scrutin. Quelques spécimens assez amusants sont reproduits en annexe de l’ouvrage de Sylvie Colliard. En cette année 1974, donc, les prétendants pullulent. Un sondage réalisé par la Sofres du 20 au 22 mai 1974 détaille le profil sociologique des électeurs des candidats au second tour[126] en fonction de la catégorie socio-professionnelle, de l'âge et de la pratique religieuse. Une fois encore les observateurs ne s’y trompent pas : il doit y avoir du Chirac là derrière[68]. Les informations dont la source n’est pas précisée dans toute cette section proviennent du mémoire de Sylvie Colliard, pour celles qui concernent la campagne de François Mitterrand ou du mémoire de Jacques Berne pour la campagne de Valéry Giscard d’Estaing. Les décisions de proclamation des résultats des deux tours de scrutin évoluent aussi. Il semble exister assez peu de sources indépendantes sur les campagnes d’Arlette Laguiller (on pourra se référer à ses deux autobiographies). Puis il y a les slogans utilisés sur les affiches officielles. Sans doute, comme les études des transferts de voix le montrent (un quart des électeurs d’Arlette Laguiller déclare se reporter sur Valéry Giscard d’Estaing au second tour), une partie non négligeable de son électorat a-t-il été motivé par la sympathie pour une femme du peuple et non par ses appels à la Révolution. google_color_text = "333333"; Ce qui importe avant tout, c’est de donner aux Français l’image personnelle d’un homme de tête et de cœur. Il est suivi par 20 à 25 millions de téléspectateurs[réf. Outre l'absence du soutien du groupe Faire front, Jean-Marie Le Pen est lourdement handicapé par la très droitière candidature de Jean Royer (qui obtient lui-même le soutien de l'avocat Jacques Isorni et de l’association Pétain-Verdun, et est le candidat des cercles catholiques traditionalistes[53]). C’est Hubert Bassot qui en est responsable. Pour François Mitterrand, c’est « Mitterrand Président » ; pour Valéry Giscard d'Estaing, c'est « Giscard à la barre », slogan inventé, selon les sources, par Anne d'Ornano[86] ou par Jacques Hintzy et Louis de Funès[87]. On peut de fait s’interroger sur les motivations réelles de Stephan Tchervonenko ; sans d’ailleurs pouvoir exclure la simple gaffe (après tout le même Stephan Tchervonenko a déjeuné avec François Mitterrand dans les premiers jours d’avril), l’hypothèse d’un geste à l’intention des communistes français plutôt que de l’opinion publique, dans une période de relatives tensions entre le PCF et le PCUS ne peut être exclue[73]. Affiche de François Mitterrand, 1965 (vidéo muette) Cette année-là, le candidat d'extrême droite innove et fait voyager son image dans la France entière avec une caravane "Tixier-Vign⦠Le 4 avril, deux jours à peine après le décès du président Pompidou, le jour même de l'inhumation, Jacques Chaban-Delmas déclare sa candidature. Chaque candidat doit satisfaire plusieurs conditions : Le Conseil constitutionnel est, selon l'article 58 de la Constitution, garant de la régularité de l'élection, de l'examen des réclamations et de la proclamation des résultats. Élection présidentielle de 1974 - Second tour Suffrages exprimés François Mitterrand 49,19% François Mitterrand 49,19% Valéry Giscard d'Estaing 50,81% Valéry Giscard d'Estaing 50,81% Infographie Laurent de Boissieu pour France-politique.fr. Plusieurs auteurs voient dans cette fuite bien opportune la patte de Jacques Chirac. Son parti a d’abord envisagé le soutien à une « candidature de luttes » du syndicaliste autogestionnaire Charles Piaget puis, celle-ci ne se concrétisant pas, fait le choix de la candidature autonome en préférant finalement Alain Krivine malgré ses origines « bourgeoises » à l’ouvrier André Fichaut. Cette étude a également noté la différence d’usage des pronoms entre les trois candidats principaux : chez Giscard c’est le « Je » qui domine (73 % des utilisations d’un pronom personnel), contre le « Vous » chez Chaban (49 %) et, de façon bien moins nette, le « Nous » pour Mitterrand (à 32 %). Á la suite du référendum portant sur la réforme du Sénat et la transformation des régions le 27 avril 1969, le Président de la République Charles de Gaulle démissionne de ses fonctions présidentielles.Des élections présidentielles sont organisées et le candidat Georges Pompidou est élu. Dans sa déclaration de politique générale prononcée le 16 septembre 1969, le nouveau chef du gouvernement, Jacques Chaban-Delmas, présente son propre projet d'inspiration centriste de « nouvelle société ». google_color_border = "FFFFFF"; Alain Lancelot (documentation Laurent de Boissieu) premier tour. Enfin trois autres candidats — le royaliste « de gauche » Bertrand Renouvin pour la Nouvelle Action française, et les deux « fédéralistes européens » Jean-Claude Sebag (Mouvement fédéraliste européen) et Guy Héraud (Parti fédéraliste européen) — se singularisent surtout pour avoir obtenu les trois scores les plus faibles de tous les temps à une élection présidentielle française au suffrage universel, tant en nombre de voix qu’en pourcentage des exprimés[57]. Un sondage Sofres réalisé le lendemain enregistre une légère hausse des intentions de vote pour Valéry Giscard d’Estaing, à 51,5 %, qui reviennent à 50 % dans les jours qui suivent. Contrairement à VGE, Mitterrand n’a donc pas d’adversaire à gérer dans son propre camp mais un partenaire, ce qui n’est pas forcément plus facile. René Dumont, câest le pionnier de lâécologie politique, le premier candidat écolo à la présidentielle. Enfin si les jeunes opposants à Jean Royer font tourner par leurs pitreries sa campagne à la pantalonnade, il n’est pas pour autant aidé par sa propre épouse dont l’interview sur Europe 1 contribue à rejeter sa candidature dans le registre du comique grivois[43]. Pour le second tour, il y a quelques inflexions : pour séduire les modérés, les problèmes sociaux sont évoqués sous la thématique de la « paix sociale » plutôt que celle des inégalités ; pour séduire les gaullistes on met en avant le thème de l’« indépendance nationale ». La plupart de ses suggestions seront suivies, par voie de révision constitutionnelle ou de loi organique, et à partir de 1981 ce seront cinq cents signatures d’élus qui seront nécessaires pour figurer sur la liste des candidats à l’élection présidentielle. Dans les deux cas de figure, les reports gaullistes auraient été suffisamment imparfaits pour que, sans ce renfort de dernière minute, on eût été extrêmement proche d’une victoire de François Mitterrand. Au-delà de la langue de bois du texte, une chose est claire : celui-ci ne mentionne pas le nom de Chaban-Delmas et désavoue donc la candidature que les signataires sont supposés soutenir. En région parisienne ses meilleurs scores sont obtenus dans les banlieues populaires autour de Saint-Denis. nécessaire]. Outre la candidature d’Arlette Laguiller déjà évoquée plus haut, Alain Krivine, le leader du Front communiste révolutionnaire est là pour proposer une alternative révolutionnaire. Il n’y a pas que Brigitte Bardot à être sollicitée pour une campagne. Par d’autres méthodes, Alain Lancelot estime que parmi ces abstentionnistes repentis, il y en aurait cinq sur huit qui auraient choisi le président élu[120]. Après avoir joué sur les nerfs de ses partenaires sans rien céder, François Mitterrand peut ainsi procéder au lancement de sa candidature en homme libre[27],[28],[29]. Si on descend un peu plus bas dans les scores, jusqu’aux zones où il dépasse les 30 % des voix de droite, on distingue clairement d’une part le midi languedocien et d’autre part les régions situées au nord de Paris. Ce n’est pas du tout dans les départements ouvriers que la candidate de la classe ouvrière réalise ses meilleurs scores (sur les 19 départements où elle réalise des scores supérieurs à 3 % des exprimés, il n’y en a que 3 dans le tiers nord du pays), mais dans les zones rurales les plus dévitalisées, selon une grande tache qui recouvre le Massif central et en déborde sur les campagnes du Berry au nord, ou du midi toulousain au sud, se riant d’ailleurs des déterminismes politiques traditionnels de ces pays : ses deux meilleurs scores, elle les obtient dans la rouge Creuse (4,15 %) et dans le très conservateur Cantal (4,03 %). Aucune information publique crédible n’est disponible sur ce sujet ; à cette époque l’essentiel du financement politique est occulte, et les quelques sources qui ont cherché à reconstituer le coût réel des campagnes obtiennent des résultats qui varient du tout au tout. En raison d'une majorité absolue de « non » avec 52,4 % des votes exprimés au référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, Charles de Gaulle démissionne de la présidence de la République le 28 avril 1969, comme il avait annoncé qu’il le ferait en cas de refus de son projet. L'élection présidentielle française de 1974 est la quatrième élection présidentielle sous la Ve République et la troisième au suffrage universel direct. Alors que la législation électorale lui laissait le choix entre deux dates, il a proposé au conseil des ministres la plus tardive ; peut-être parce qu’il pense qu’une campagne longue est plus à même de voir s’effondrer les intentions de vote pour Chaban. Une fraction nationaliste-révolutionnaire menée par Alain Robert et Pascal Gauchon, et soutenue par François Brigneau (éditorialiste de Minute), se réorganise au sein du groupe Faire front (matrice du futur Parti des forces nouvelles) qui concurrence sérieusement le jeune Front national et mise sur le soutien à Valéry Giscard d’Estaing plutôt que sur une candidature Le Pen qui n'aurait aucune chance d'obtenir un résultat significatif[52]. C'est du moins cette date que fournissent André Laurens, Même si au moins deux sources (Arthur Conte, Christian Fouchet jette l'éponge le 15 avril, cf. Hors organigramme, il est le proche lieutenant du candidat, celui qui doit être consulté sur toutes les questions importantes. Les nervis qui veillent au grain dans les meetings se font remarquer par des violences dont la presse de gauche fait ses choux gras ; ainsi notamment dans les deux meetings bretons du 24 avril : à Rennes un perturbateur doit être hospitalisé inconscient, à Brest un médecin en situation de handicap qui a pris verbalement la défense d’un perturbateur tabassé est lui-même roué de coups et jeté au sol depuis un escalier et doit être hospitalisé pour une quadruple fracture de l’avant-bras[83]. Le premier tour est marqué par l'opposition entre l'ancien Premier ministre gaulliste Jacques Chaban-Delmas, le ministre des ⦠Son score est très décevant, le capital de sympathie dont il disposait dans les premiers sondages ayant fondu au fur et à mesure de sa désastreuse campagne : avec 3,2 % des suffrages exprimés, il n'est guère en mesure de peser sur le second tour. Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin, un second tour a lieu quatorze jours plus tard : seuls peuvent alors se présenter les deux candidats arrivés en tête au premier tour ou après un éventuel retrait de candidats mieux placés. google_color_bg = "FFFFFF"; La dernière modification de cette page a été faite le 6 décembre 2020 à 10:23. En revanche, il ne fait guère de doute que les pressions de ce groupe ont concouru à l’épisode Messmer du 9 avril. Il y en a un entre les gaullistes et les giscardiens ». Le maire de Tours, par ailleurs ministre des Postes et Télécommunications dans le gouvernement Messmer est âgé de 53 ans. Un congrès extraordinaire du Parti socialiste est réuni salle de la Mutualité à Paris ; il désigne François Mitterrand comme candidat à l’unanimité des 3748 mandats. À l’origine, membre d’un parti à l’image droitière, le CNIP d’Antoine Pinay, Giscard a quitté ce mouvement en 1962 lorsque celui-ci est entré en conflit avec le président Charles de Gaulle. 5 mai 1974. Cet ancien de l’Algérie française sait utiliser les services des groupes de combat de l’extrême droite. L'élection présidentielle de 1974 met aux prises 12 candidats. Il s'agit de[59][source insuffisante] : Comme on l’a dit plus haut, le camp gaulliste n’est pas uni derrière Jacques Chaban-Delmas. Lorsqu'il a remporté l'élection présidentielle de 1974, Valéry Giscard d'Estaing a nommé comme Premier ministre le gaulliste Jacques Chirac, ministre de Pompidou qui avait apporté son soutien au premier tour, avec celui de 43 députés et ministres, aux dépens du candidat de l'UDR Jacques Chaban-Delmas, pourtant du même parti. Président de l'Assemblée nationale de 1958 à 1969 puis Premier ministre de Georges Pompidou de 1969 à 1972, il peut incarner une fidélité au gaullisme qui ne se résout pas au passéisme – il reprend sous forme de slogan de campagne le thème qui avait déjà été le fil directeur de son passage à Matignon : la « Nouvelle société ». Selon Jean-Jacques Becker, la gauche est en léger recul par rapport à ses performances de l’élection législative de 1973[118]. Ces critiques sont rapportées par Jean-Paul Salles. Le format retenu privilégie un seul débat, d'une durée de deux heures, dans lequel les animateurs n'interviennent pas. Pour Valéry Giscard d’Estaing, deux fleurs sont mises côte à côte pour évoquer le « changement dans la continuité » : le myosotis, symbole de fidélité, et le muguet, fleur du renouveau. L’émission s'oriente sur la politique du gouvernement alors que Valéry Giscard d'Estaing est ministre des Finances, ainsi que sur le programme commun de la gauche et l'intégration de ministres communistes dans le gouvernement, défendus par François Mitterrand. On s’essaie bien à lancer des « caravanes » sur le modèle de celles qui sillonnent les plages l’été à fins publicitaires, qui parcourent entre les deux tours les départements où les experts électoraux ont décelé des réserves de voix plus abondantes. Sur le plan de l’organisation matérielle, Roger Chinaud est spécifiquement chargé des réunions publiques. Néanmoins, le parti trotskiste sait construire sur ce premier socle et « Arlette » mène cinq autres candidatures consécutives qui s’échelonnent jusqu’en 2007. google_ad_channel =""; Le débat est diffusé par l'ORTF et retransmis sur France Inter, ainsi que sur une douzaine de télévisions européennes et des radios périphériques. Ne peuvent, non plus, être élus après lui, dans le même intervalle, ni le vice-président, ni aucun des parents ou alliés du président jusquau sixième degré inclusive⦠Ce dernier annonce le 9 avril son intention de se lancer si cela permet de faire l'unité de la majorité, puis se retire le soir même après avoir constaté ne pas être suivi (sinon par Edgar Faure, qui en profite pour se retirer avec panache d'un combat mal engagé pour lui). C’est de son fief provincial, la mairie de Chamalières (une petite ville de la banlieue de Clermont-Ferrand), qu’il en fait l’annonce en déclarant vouloir « regarder la France au fond des yeux »[12]. Enfin un ami personnel du candidat, François de Grossouvre le suit « comme une ombre » et est pour lui « tout à la fois confident, garde du corps et médecin »[85]. Elle offre néanmoins au Conseil constitutionnel lâoccasion de réaffirmer sa compétence pour ⦠Même si ses entreprises pour rassembler derrière lui le parti gaulliste ont porté leurs fruits les mois précédents (son proche Roger Frey a obtenu la présidence du groupe parlementaire, et il a pu pousser Alexandre Sanguinetti, un gaulliste « historique » critique envers le Président Pompidou, au secrétariat général du parti), il sait que d'autres ambitions peuvent le concurrencer au sein du mouvement gaulliste. Les dates du scrutin sont fixées en Conseil des ministres et publiées au Journal officiel[2]. Il obtient un score dérisoire (0,75 % des suffrages exprimés, à rapporter aux 5,27 % de Jean-Louis Tixier-Vignancour en 1965) : pour la droite nationaliste, les années 1970 sont une période difficile au niveau électoral. Celui-ci a néanmoins à justifier ses choix auprès des « politiques » qui l’entourent et on lui laisse sans doute moins la bride libre qu’à son homologue du camp d’en face. Valéry Giscard d'Estaing recueille plus de 60 % des suffrages chez les agriculteurs, les cadres supérieurs, les commerçants et artisans, chez les catholiques pratiquant régulièrement et chez les plus de 65 ans. La direction effective du service d’ordre est confiée à un ancien « dur » de l’OAS, Pierre Sergent qui, selon Jacques Berne, partagerait même le bureau de Michel d’Ornano[82]. C'est en 1974 qu'est organisé le premier débat opposant les deux candidats présents au second tour de la présidentielle. ». Selon la constitution de 1848, le président « doit être né Français, âgé de trente ans au moins, et navoir jamais perdu la qualité de Français ». La presse couvre abondamment l’incident apparemment mineur ; il est vrai que l’ambassade s’est donné la peine de contacter téléphoniquement les rédactions pour leur souligner l’émission du communiqué. Son programme est à coloration nettement sociale : priorité à l'aide aux personnes âgées, généralisation de l'assurance maladie, projet de loi sur les personnes handicapées, promotion de la femme et de la famille, association plus dynamique des travailleurs dans l'organisation de leur travail, meilleure information des cadres ou abaissement de l'âge de la retraite. En métropole, Jacques Chaban-Delmas ne dépasse Valéry Giscard d’Estaing que dans sa base électorale de Gironde et dans trois départements limitrophes : les Landes, la Dordogne et la Charente auxquels il faut ajouter la Corse (il est en revanche en tête des deux candidats de la majorité dans tous les départements et territoires d’outre-mer).
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